C'est comme un coup de vent un jour de canicule, comme une bougie pendant la coupure de courant, comme une grosse écharpe au mois de décembre, comme un sourire quand rien ne va. C'est comme une renaissance, c'est comme une chose qui dérangerait la logique du monde, une chose insensée, invraisemblable et totalement impensable. C'est comme le chocolat chaud du matin, comme les grains de sucre croustillants dans le fromage blanc. C'est comme un "je t'aime" qu'on attendait même plus. En sa présence je suis comme une petite goutte d'eau qui se vaporiserait à la seule vue du soleil, à la seule présence d'un simple rayon de lumière. S'il me prononçait quelques jolis mots dans le creux de l'oreille je fondrais comme la cire d'une bougie allumée. S'il me disait des mots, des phrases déjà tous tirés de romans, s'il me lançait des regards qui voudraient dire "J'ai besoin de toi, tu as besoin de moi. Embrassons-nous" je serais comme la craie qui crisse sur le tableau. Et si seulement il pouvait se coller contre moi et que dans les battements de son c½ur me parvienne sans cesse ce message : " Nous sommes deux, c'est le plus beau des poèmes. ", je tomberais sur un nuage, je serais toujours parmi les communs des mortels, mais cette sensation serait certainement indescriptible et pire encore ... inoubliable. Je serais comme cette petite goutte d'eau, qui roule, et roule encore sur ce trottoir, ce trottoir qui ne serait pas qu'un simple morceau de béton, mais qui serait bien plus, qui serait le lieu d'un commencement, le lieu qui donnerait vie à une histoire d'amour. Sur ce sol humide j'écrirais rien que pour lui : " Ton visage est un endroit qui a marqué ma vie." Et je l'aimerais.
" Si t'aimer est un péché, j'aurais toute une vie à confesser... "